Actualités des informations de l'APFC, Archives - Association créée en 1996
Lettre d'info du journal des psychologues
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En prévision de notre prochaine table ronde du 08/02/2014 (et Assemblée générale) à propos du jeu pathologique par N. Nekrouf
Source : http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2013/05/11/la-baraka-ca-n-existe-pas
Voir également : http://www.crje.fr/region_est.html
Voir également : http://www.crje.fr/region_est.html
SANTÉ - INTERVIEW NAZIM NEKROUF, MÉDECIN PSYCHIATRE SPÉCIALISTE DE L’ADDICTOLOGIE AUX JEUX DE HASARD ET D’ARGENT« LA BARAKA, ÇA N’EXISTE PAS ! »
BESANÇON
La Mutualité française de Franche-Comté organise mardi à Besançon un « temps d’échange » à destination de proches de « joueurs pathologiques » , victimes d’une addiction aux jeux de hasard et d’argent. Ce groupe de parole sera animé par le Dr Nazim Nekrouf, médecin psychiatre au CHU de Besançon, spécialiste des addictologies comportementales. Entretien.
Pourquoi vous adressez-vous aux proches des joueurs pathologiques plutôt qu’aux joueurs eux-mêmes ?
« Parce qu’un joueur pathologique ne prend souvent conscience de son problème que lorsqu’il est dans des difficultés très importantes. A contrario, son entourage peut constituer pour lui une barrière lui permettant de ne pas franchir certaines limites. C’est la raison pour laquelle nous nous adressons aux proches. Nous les aidons à identifier un joueur pathologique et les difficultés qu’il rencontre, à lui apporter du soutien et à protéger l’ensemble de la famille des risques ».
Le jeu addictif concerne quelle proportion de la population ?
« On estime que les addictions aux jeux de hasard et d’argent touchent de 1 à 3 % de la population des pays occidentaux. En France, cette proportion s’est sans doute accentuée à partir de 2010, avec l’ouverture des jeux en ligne, même si nous ne possédons pas de données précises. »
Quelles sont les difficultés rencontrées par les joueurs pathologiques ?
« 90 % d’entre eux sont en situation de surendettement. D’un point de vue sanitaire, cette addiction s’accompagne souvent de dépression, voire d’autres dépendances comme l’alcool, la cocaïne. Le taux de suicide est également plus élevé parmi les joueurs addictifs. »
Quel est le ressort psychologique entraînant un joueur dans une addiction ?
« L’homme est en constante recherche de progrès. Si vous pratiquez le foot, vous essayez de mieux jouer en faisant les efforts nécessaires, en s’entraînant. Un joueur pathologique applique ce raisonnement aux jeux de hasard : il est convaincu que plus il joue, plus il s’améliore, plus il acquiert de l’expérience, et plus il a de chances de gagner. Ce qui est aberrant, car seul le hasard entre en compte, et absolument pas les compétences du joueur. L’humain a du mal à appréhender le hasard sur le plan cognitif. Le joueur addictif est convaincu qu’il a une influence sur lui, et il en retire du plaisir. »
Quels sont les jeux qui entraînent le plus de dépendance ?
« Assurément les jeux aux résultats immédiats, comme le Rapido de la Française des Jeux, ou les machines à sous des casinos, certains jeux à gratter et bien sûr, les jeux en ligne, où il suffit de cliquer pour miser. Les jeux à fort taux de restitution sont les plus dangereux également, car ils donnent l’illusion que jouer est ‘’rentable’’ à la longue ».
Comment guérit-on un joueur pathologique ?
« Il s’agit de modifier ses croyances, qui le rendent persuadé qu’il a la baraka ou qu’à force de jouer, le destin finira par le récompenser. La baraka, ça n’existe pas. Il faut aussi l’amener à avoir d’autres motivations, lui faire prendre conscience qu’il ne se sortira pas de ses problèmes par le jeu. »
Existe-t-il des cas « extrêmes » dans notre région ?
« J’ai en mémoire l’histoire d’un cadre supérieur qui a vendu sa voiture de fonction, appartenant donc à son entreprise, pour jouer au casino. Un autre s’est rendu coupable d’escroqueries et s’est retrouvé en prison. »
Le jeu pathologique est-il en recrudescence ?
« Oui, et peut-être la conjoncture n’y est-elle pas étrangère. Les gens les plus modestes sont ceux pour qui le risque est le plus fort. Dans une société en crise, quand la compétence, la performance personnelle ne sont plus reconnues, la tentation est forte de s’en remettre au hasard, à l’aléa. »
Connaissez-vous le roman de Stefan Zweig « 24 heures de la vie d’une femme » ?
« Bien sûr, c’est un récit magnifique qui montre justement comment un joueur peut entraîner quelqu’un de son entourage dans son univers. Dans mes réunions, je projette d’ailleurs un extrait de l’adaptation cinéma qui a été faite en 2003, avec Michel Serrault et Agnès Jaoui. »
Temps d’échange prévu le 08/02/2014 matin à Besançon.
Propos recueillis par Serge LACROIX
Journée de l'association Pikler-Loczy de Besançon à Besançon « le Bébé est une personne »
Bonjour,
Nous sommes heureux de vous annoncer qu’une journée d’étude Petite Enfance sera organisée à Besançon : le samedi 24 mai 2014 de 9h30 à 17h30 au Petit Kursaal. Cette journée est organisée par l’Association Pikler-Loczy avec la venue exceptionnelle de Monsieur Bernard Martino,
Nous sommes heureux de vous annoncer qu’une journée d’étude Petite Enfance sera organisée à Besançon : le samedi 24 mai 2014 de 9h30 à 17h30 au Petit Kursaal. Cette journée est organisée par l’Association Pikler-Loczy avec la venue exceptionnelle de Monsieur Bernard Martino,
Inscription obligatoire pour cette journée d'étude
Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à me contacter :
nicolas.cambourian@free.Fr (messagerie-boîte vocale : 09 54 75 49 54)
ou
contactez directement l’association PIKLER : http://www.pikler.fr
01 43 95 48 15 pikler.loczy@pikler.fr
ou
contactez directement l’association PIKLER : http://www.pikler.fr
01 43 95 48 15 pikler.loczy@pikler.fr
Merci de diffuser cette information aux personnes qui pourraient être intéressées.
Cordialement,
Nicolas Cambourian, psychomotricien
pour le groupe d’adhérents Pikler de Besançon - Franche-Comté.
Nicolas Cambourian, psychomotricien
pour le groupe d’adhérents Pikler de Besançon - Franche-Comté.
Le programme national des formations Pikler-Loczy pour l’année 2014 :
Pétition pour l'enseignement de la psychanalyse à l'université
Pétition à signer à faire signer massivement
Pour signer la pétition
Pour signer la pétition
Pour l'enseignement de la psychanalyse à l'université
L’enseignement de la psychanalyse dans le cadre de la formation des psychologues à l’université est menacé de disparition.
La réforme en cours, visant à rendre lisible l’offre de formation en master, conduit le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à envisager une seule mention dans le cas de la psychologie. Par cette seule mention « psychologie », ne resteraient plus qu’une uniformisation et qu’un modèle unique dans la formation des psychologues.
L’enseignement de la psychanalyse à l’université, qui existe en psychologie depuis plus de 40 ans, n’a cessé d’attirer des étudiants, en France et de l’étranger, et a permis de former des milliers d’entre eux qui travaillent aujourd’hui dans le champ médico-social et psychologique.
La psychanalyse à l’université est une spécificité culturelle française ; faire disparaître son enseignement et l’attractivité de sa recherche serait non seulement priver les étudiants d’une formation professionnelle reconnue par leurs employeurs, mais reviendrait à faire disparaître un patrimoine intellectuel, à effacer l’histoire même d’une pratique et d’une théorie qui a contribué et contribue toujours au rayonnement culturel de la pensée en France et dans le monde.
L’orientation psychanalytique doit apparaître explicitement dans la nomenclature des formations en psychologie.
Premiers signataires
Etienne Balibar, philosophe, professeur émérite
Fethi Benslama, psychanalyste, professeur des universités
Geneviève Brisac, écrivain
Catherine Clément, philosophe, écrivain
Jean-François Chiantareto, psychanalyste, professeur des universités
Michel Deguy, poète, professeur émérite
Arnaud Desplechin, cinéaste
Eric Fassin, sociologue, université Paris 8
Roland Gori, psychanalyse, professeur émérite
Françoise Héritier, professeur honoraire au collège de France
Christian Hoffmann, psychanalyste, professeur des universités
Julia Kristeva, psychanalyse, professeur émérite
Laurie Laufer, psychanalyste, professeur des universités
Marie-José Mondzain, philosophe, directrice de recherche émérite au CNRS
Jean-Luc Nancy, philosophe, professeur émérite
Elisabeth Roudinesco, historienne, directrice de recherche
Jean-Pierre Sueur, Sénateur, rapporteur de la commission des lois
Alain Vanier, psychanalyste, professeur des universités
François Villa, psychanalyste, professeur des universités
Daniel Wildöcher, psychanalyste, professeur émérite.
Pour signer la pétition
Nouvelles à propos des stages en psychologie : l'obligation de gratification repoussée d'un an pour les collectivités et le secteur public médico-social
Bonjour, Une très récente bonne nouvelle qui s'est confirmée : l'obligation de gratification pour les collectivités et le secteur public médico-social n'est pas obligatoire cette année. A faire circuler dans les DRH etc. J'espère que nos étudiants vont pouvoir "entrer" enfin en formation. Il faut par ailleurs œuvrer pour que cette gratification soit prévue par ces administrations, il en va de l'avenir de la formation en psychologie clinique. Denis Mellier
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid74700/page.htmlhttp://www.unaforis.eu/actualites/gratification/circulaire_prefets_gratification_251013.pdf
Stages : l'obligation de gratification repoussée d'un an pour les collectivités et le secteur public médico-social « Une concertation » va être engagée avec les collectivités territoriales, les établissements publics de santé et du secteur médico-social pour la mise en oeuvre de la gratification des stages de plus de 2 mois, une obligation créée par la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche de juillet 2013, annonce le MESR le 25 octobre. Cette concertation doit permettre de prendre en compte « la situation budgétaire de ces organismes ». En outre, précise le ministère, « les conventions de stages prévues pour l'année scolaire 2013-2014 peuvent être conclues sans obligation nouvelle de gratification. » La ministre, Geneviève Fioraso, s'était déjà exprimée en ce sens le 24 octobre à l'Assemblée nationale, demandant « un moratoire à la mise en oeuvre de la gratification immédiate » dans certains secteurs. « Il faut que nous discutions avec les conseils généraux », avait-elle déclaré. « La situation budgétaire de ces organismes [collectivités territoriales, établissements publics de santé et du secteur médico-social] doit être prise en compte [pour mettre en oeuvre la gratification des stages de plus de deux mois]. C'est la raison de la concertation que nous allons engager avec les organismes d'accueil concernés par cette nouvelle mesure », indique le MESR dans un communiqué de presse du 25 octobre 2013. « Par conséquent, les conventions de stages prévues pour l'année scolaire 2013-2014 peuvent être conclues sans obligation nouvelle de gratification. » Les préfets ont reçu le même jour une « instruction » en ce sens. L'OBLIGATION NOUVELLE NE CONCERNE PAS LES ÉTUDIANTS MÉDICAUX OU PARAMÉDICAUX La loi ESR du 22 juillet 2013 (1) étend l'obligation de gratification des stages de plus de deux mois aux collectivités territoriales, établissements publics de santé et du secteur médico-social. « Cette modification ne concerne pas les stagiaires étudiants médicaux ou paramédicaux, comme le précisent les dispositions de la loi hôpital patients santé territoire », précise le MESR. Cette mesure sur la gratification de tous les stages résulte du vote d'un amendement SRC, contre l'avis du gouvernement. C'est pour être « [conforme] à la position exprimée par le gouvernement lors des débats parlementaires » - à savoir tenir compte de la situation budgétaire de certains secteurs - que cette négociation va être lancée, précise le MESR. Geneviève Fioraso avait demandé le 24 octobre en « commission élargie » (2) de l'Assemblée nationale « un moratoire à la mise en oeuvre de la gratification immédiate » dans certains secteurs. « IL FAUT QUE NOUS DISCUTIONS AVEC LES CONSEILS GÉNÉRAUX » « Il faut que nous discutions avec les conseils généraux », impliqués dans l'accueil d'étudiants travailleurs sociaux, déclare aussi Geneviève Fioraso à l'Assemblée nationale. Les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales, par exemple, « ont du mal à trouver un stage (…) et du coup ne sont pas contents ». Elle ajoute : « Nous engageons les négociations pour qu'on arrive à un lissage progressif ». « L'homogénéisation » est bien un objectif, mais il doit être atteint « progressivement, sinon on va pénaliser les étudiants ». Le gouvernement avait voulu exclure « les hôpitaux et les organismes sociaux, car leur situation financière ne leur permet pas, d'un seul coup, de payer [une gratification pour leurs stagiaires] » (AEF n°184522). Une gratification de l'ordre de 400 euros « n'est pas énorme », mais « malgré tout, passer d'un régime '0 gratification' à 'un régime 400 euros' » entraîne des difficultés pour ces institutions. Au total, le coût sur « l'ensemble du territoire pour les établissements sociaux est de l'ordre de 20 millions d'euros », indique la ministre, ajoutant que « les hôpitaux ont un régime à part ». PLUSIEURS ALERTES SUR L'APPLICATION DE LA MESURE Huit organisations dont le SNP (Syndicat national des psychologues) et le Siueerpp (séminaire inter-universitaire européen d'enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse) avaient publiquement évoqué, le 23 septembre 2013, le risque pour les étudiants en psychologie de ne pas trouver de stages, faute de budget prévu par les organismes d'accueil (AEF n°188169). De son côté, l'Unef s'alarmait, le 17 octobre, de ce que « les structures qui accueillent les étudiants enIRTS pour leur stage, concernées par la généralisation de la gratification mais sans moyens supplémentaires, ont réagi en limitant leur nombre de stagiaires ». Elle « exige le déblocage d'une enveloppe budgétaire pour permettre aux structures publiques et associatives d'accueillir dans de bonnes conditions les futurs stagiaires ». Plus généralement sur les stages, « l'objectif du gouvernement est de parvenir à un dispositif légal et réglementaire stabilisé d'ici la fin de l'année », indique le MESR dans une réponse écrite à des députés, publiée le 17 septembre 2013. Cela s'inscrira dans le cadre « d'une 'initiative législative' plus globale [que la loi ESR] sur les stages, qui interviendrait 'avant la fin 2013' » (AEF n°181228). « Ce texte, qui sera préalablement soumis aux partenaires sociaux, permettra (…) d'aborder les questions qui demeurent en suspens, dans le double objectif de renforcer l'accès des étudiants aux stages et de lutter plus efficacement contre les abus », précise cette réponse écrite.
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